21jan

« La liste de nos interdits »: quand le « trop » devient l’ennemi du bien

Ce thriller, ça faisait longtemps que je le cherchais. Alors autant vous dire que quand je l’ai trouvé dans ma librairie (enfin!), je n’ai pas hésité une seule seconde. Il faut dire que le thriller psychologique est l’un de mes genres littéraires préférés. Mais voilà, cela fait également de moi une lectrice exigeante. J’attends d’être […]

policier/thriller (0)

21jan

« Un bruit de balançoire »: Christian Bobin ou la musique des mots

Récemment , quelqu’un m’a dit: « Il n’est pas nécessaire de tout comprendre dans un livre pour le trouver beau. ». Cette pensée ne pouvait pas plus correspondre à cette lecture que j’entamais. Christian Bobin, c’est pour moi, avant tout, l’amour des mots, le pouvoir de dire beaucoup sans en faire trop. Ce dernier opus ne fait […]

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16jan

« De l’intérieur » : plongez au coeur du quotidien de flic sous la plume de Jean-François Pasques

Vous êtes lecteur de polar mais vous en avez assez de suivre les aventures de ces héros cabossés , tellement impressionnants face à des drames tous plus sordides les uns que les autres. Vous avez envie de vrai, d’authenticité, de vous plonger dans le quotidien d’un commissariat de police sans que la réalité soit enjolivée […]

policier/thriller (0)

20jan

L’énigme Gary selon Laurent Seksik

Il me semble qu’on est attiré d’emblée par ce livre si on éprouve de l’intérêt, de la curiosité pour ce grand auteur qu’était Romain Gary. Pour ma part, c’est clairement le cas. Alors comment résister à cette phrase sibylline sur la couverture: « On associe le génie de Gary à sa mère. L’énigme Gary , c’est […]

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19jan

« La prunelle de ses yeux »: l’incontournable Ingrid Desjours

Pour moi, c’est incontournable, quand Ingrid Desjours publie un nouveau roman, impossible de ne pas le lire. Il faut dire qu’à chaque fois, elle sait susciter l’envie, le désir d’aller toujours plus loin dans la lecture, le coeur haletant, l’envie de savoir plus forte que tout. La difficulté est de toujours continuer à surprendre le lecteur et […]

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12jan

« Quand on n’a que l’humour »: une vraie pépite d’or!

« Quand on a que l’humour A offrir en prière Pour les maux de la terre En simple troubadour… » Voilà ce qui pourrait résumer ce magnifique livre. Amélie Antoine espère que son lecteur sera touché par ses mots, ses personnages et qu’il restera un petit quelque chose de tout cela une fois le livre fermé. Et bien ce […]

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11jan

« Tension extrême »…à modérée

Mais que faut-il pour faire un prix quai des Orfèvres? Un sujet percutant ? Bon, ça c’est fait. Sylvain Forge s’intéresse à la cyber-criminalité et exploite son sujet en fin connaisseur. C’est précis, bien documenté et ça inquiète suffisamment pour qu’on regarde son téléphone, son GPS ou encore son thermomix connecté d’un nouvel oeil. Et […]

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11jan

« Sous le même toit » ou quand Jojo Moyes confirme son talent…

Jojo Moyes a décidément le don de raconter des histoires. Et elle possède le talent d’embarquer son lecteur même si celui-ci peut se montrer résistant de prime abord . A l’heure où les romans feel-good prospèrent, où le retour aux bons sentiments et aux jolies valeurs sont sur le devant de la scène, l’exercice devient périlleux […]

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08jan

« Ces rêves qu’on piétine »: un récit d’une grande finesse et justesse

Elle s’appelle Magda. de ses origines, elle ne veut pas se souvenir. Elle veut le pouvoir, l’admiration, la crainte. Elle épousera la cause du IIIè Reich et un de ses représentants les plus affluents. Il s’appelle Richard. Il est juif. de camps de déportation à un autre, il n’aspire qu’à une chose: que sa fille, […]

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07jan

« Alors voilà, les 1001 vies des urgences »: un condensé d’humanité

Baptiste Beaulieu a du talent. Celui de raconter. Celui surtout de laisser sa part d’humanité s’exprimer. Il a le don de la réconciliation également. A travers son livre, c’est soignants et soignés qui se rencontrent, chacun avec ses failles mais aussi avec sa sensibilité. Il y a ceux qui la cachent et ceux qui la livrent. […]

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« La liste de nos interdits »: quand le « trop » devient l’ennemi du bien

1) Ne pas sortir sans bombe lacrymo  2) Toujours repérer les sorties  3) Toujours avoir un plan de secours  4) Ne jamais se retrouver coincée  5) Ne jamais paniquer...  Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d'un inconnu.  Elles avaient tout prévu. Rédiger une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sur.  Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.  Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.  Dès lors, le cauchemar n'aura plus de fin.

1) Ne pas sortir sans bombe lacrymo
2) Toujours repérer les sorties
3) Toujours avoir un plan de secours
4) Ne jamais se retrouver coincée
5) Ne jamais paniquer…
Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu.
Elles avaient tout prévu. Rédiger une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sur.
Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.
Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.
Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin.

Ce thriller, ça faisait longtemps que je le cherchais. Alors autant vous dire que quand je l’ai trouvé dans ma librairie (enfin!), je n’ai pas hésité une seule seconde. Il faut dire que le thriller psychologique est l’un de mes genres littéraires préférés. Mais voilà, cela fait également de moi une lectrice exigeante. J’attends d’être surprise, emmenée dans des chemins que je ne connais pas.
Le début de la lecture me captive d’emblée.Sarah et Jennifer, deux jeunes femmes éprouvées par un accident de voiture alors qu’elles étaient adolescentes, surmontent leur angoisse de la mort en s’abreuvant de statistiques sur tout ce qui peut potentiellement leur arriver. Pour ce faire, elles ont établies une liste de toutes ces choses susceptibles de leur éviter de prendre des risques inutiles et notamment pour échapper à toute tentative d’enlèvement. Mais voilà, le destin est cruellement facétieux (à moins que ce ne soit les hommes). Il suffira d’une fois pour que tout leur système de protection échoue. Les voilà donc retenues prisonnières avec deux autres jeunes femmes dans une cave, à la merci d’un savant fou qui adore les torturer autant physiquement que psychologiquement. Le décor est planté. On partage la vie des filles dans cet enfer. Et là, déjà, à la lecture, une intuition émerge chez moi. Je n’en dirais pas plus au risque de spoiler.
13 années ont passé. On retrouve Sarah, bien flippée, vivant dans un appartement immaculé dont elle ne sort jamais. Son geôlier est en prison . Mais voilà que sa très relative quiétude va être perturbé par l’annonce d’une demande de libération conditionnelle de son bourreau.

Jim, agent du FBI, souhaite qu’elle vienne témoigner.

Et c’est là que les choses se compliquent pour moi. Sarah, qui refuse tout contact humain, qui fait crise d’angoisses sur crise d’angoisses dès qu’elle s’éloigne de chez elle va partir en quête d’indices pour lever le voile sur toute cette tragédie et pour retrouver Jennifer, qui, elle, n’a apparemment pas eu sa « chance ». Même si l’auteur décrit toute la difficulté que cela représente pour elle, on peut dire que Sarah se relève très vite et se montre même parfois instigatrice de recherches parfois dangereuses. Cela manque de crédibilité pour moi dès cet instant. Si ce thriller exploite à merveille la question de l’emprise psychologique, l’instinct de survie présent en chacun, il manque de la nuance chez les personnages principaux. Et que dire de Christine, autre victime, devenue mère au foyer respectable qui veut rester loin de son passé… Elle se découvre tout à coup intrépide et « sauveuse »…Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre ces nombreux revirements présents chez nos « héroïnes ».
La fin ne m’a qu’à moitié surprise puisque mon intuition du début de lecture s’est partiellement confirmée…
En résumé, si ce thriller respecte les codes essentiels du genre, il ouvre, à mon goût, trop de boîtes de Pandore à la fois sans vraiment laisser au lecteur le temps de la digestion. L’analyse psychologique du psychopathe est relativement fine mais pas celle des personnages principaux. Tout cela me donne l’impression que l’auteur tenait un vrai petit bijou entre ses mains mais qu’à force de vouloir faire monter la pression, il a pris le risque de laisser son lecteur sur sa faim. C’est en tout cas ce qui m’est arrivé.

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« Un bruit de balançoire »: Christian Bobin ou la musique des mots

Pour la première fois, Christian Bobin livre un texte entièrement composé de lettres. Rares et précieuses, elles sont adressées tour à tour à sa mère, à un bol, à un nuage, à un ami, à une sonate. Sous l’ombre de Ryokan, moine japonais du XIXe siècle, l’auteur compose une célébration du simple et du quotidien. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le miracle d’exister. Et d’une page à l’autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

Pour la première fois, Christian Bobin livre un texte entièrement composé de lettres. Rares et précieuses, elles sont adressées tour à tour à sa mère, à un bol, à un nuage, à un ami, à une sonate. Sous l’ombre de Ryokan, moine japonais du XIXe siècle, l’auteur compose une célébration du simple et du quotidien. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le miracle d’exister. Et d’une page à l’autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

Récemment , quelqu’un m’a dit: « Il n’est pas nécessaire de tout comprendre dans un livre pour le trouver beau. ». Cette pensée ne pouvait pas plus correspondre à cette lecture que j’entamais. Christian Bobin, c’est pour moi, avant tout, l’amour des mots, le pouvoir de dire beaucoup sans en faire trop. Ce dernier opus ne fait pas exception. Dans plusieurs lettres qu’il adresse tout à tour à des personnes de son entourage mais aussi à des objets, Christian Bobin célèbre l’amour de la vie, celui des touts petits riens à qui nous devons beaucoup. Très inspiré par le sage Ryokan, il confronte son observation de la vie à celle de ce singulier homme pour qui tout n’est que poésie. La poésie, la musique remplissent toutes ces pages.

Parfois, je me suis perdue. J’ai eu le sentiment que la pensée de l’auteur se déroulait si vite que je n’arrivais pas à en suivre les rouages. Mais qu’importe parce que je me suis laissée aussi dériver au son de la musique des mots. Parce que c’est bien cela dont il s’agit. Les mots se suivent, déroulent une étrange mélodie qui résonne presque à l’oreille. Le beau est souvent invisible pour les yeux, il touche au cœur sans qu’on puisse l’expliquer. Il suffit juste de se laisser aller pour que la magie opère.

Bien sûr, comme à chaque fois que je lis ce grand monsieur, je ne le fais pas sans un crayon et un carnet à portée de main. Il ne s’agirait pas de passer à côté d’une phrase que je pourrais faire mienne à un moment de ma vie. Juste pour le plaisir, je vous en livre quelques unes:

« Je ne crois pas à ce qu’on me dit. Je crois à la façon dont on me le dit. » et enfin cette phrase qui pourrait résumer tant de chose à mes yeux: « La lecture est un billet d’absence, une sortie du monde. ».

Lire Christian Bobin, c’est assurément sortir des sentiers battus, c’est faire un voyage au creux des mots. Qu’importe le sens qu’on y met, pourvu qu’on ait l’ivresse!

A qui conseiller ce livre? Aux lecteurs avertis, à ceux qui ont l’âme littéraire, à ceux qui aiment deviner plutôt que comprendre.

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« De l’intérieur » : plongez au coeur du quotidien de flic sous la plume de Jean-François Pasques

Quelques années après la mort de sa mère qui s'est laissée mourir de chagrin, Victoire découvre dans le grenier les lettres enflammées d'un homme mystérieux. Au fil de la lecture, elle comprend que sa mère a entretenu une relation passionnée avec cet homme, un jeune policier. Persuadée qu'il est son père, Victoire prend alors la décision de devenir policier pour le retrouver. Après de brillantes études en droit et le succès au concours d'officier, c'est en lieutenant de police stagiaire qu'elle débarque au commissariat de Nantes où son père travaille. Sous la coupe d'un capitaine de Police désenchanté, Victoire va découvrir le monde police de l'intérieur. Ce n'est pas la grande police qui fait rêver, celle des médias ou des séries télévisées. Non, là, il s'agit d'une police au plus proche des hommes, la police « des gens » comme ils disent en interne, un monde absurde où bien souvent le policier se transforme en héros Sisyphien du quotidien

Quelques années après la mort de sa mère qui s’est laissée mourir de chagrin, Victoire découvre dans le grenier les lettres enflammées d’un homme mystérieux. Au fil de la lecture, elle comprend que sa mère a entretenu une relation passionnée avec cet homme, un jeune policier. Persuadée qu’il est son père, Victoire prend alors la décision de devenir policier pour le retrouver. Après de brillantes études en droit et le succès au concours d’officier, c’est en lieutenant de police stagiaire qu’elle débarque au commissariat de Nantes où son père travaille. Sous la coupe d’un capitaine de Police désenchanté, Victoire va découvrir le monde de la police de l’intérieur. Ce n’est pas la grande police qui fait rêver, celle des médias ou des séries télévisées. Non, là, il s’agit d’une police au plus proche des hommes, la police « des gens » comme ils disent en interne, un monde absurde où bien souvent le policier se transforme en héros Sisyphien du quotidien

Vous êtes lecteur de polar mais vous en avez assez de suivre les aventures de ces héros cabossés , tellement impressionnants face à des drames tous plus sordides les uns que les autres. Vous avez envie de vrai, d’authenticité, de vous plonger dans le quotidien d’un commissariat de police sans que la réalité soit enjolivée ni déformée au prix du sensationnel. Alors, ce livre est fait pour vous.

« De l’intérieur », ce n’est pas seulement le récit d’une jeune femme en quête d’identité et de vérité sur son histoire de vie. C’est aussi un roman largement inspiré du quotidien de flic, vous savez, ceux que vous croisez au détour d’un chemin, ceux aussi que vous appelez si besoin, ceux vers lesquels on se tourne quand il n’y a plus personne pour entendre. Vous voulez savoir ce qui se passe à l’intérieur d’un commissariat? Vous voulez savoir qui sont ces hommes et ces femmes derrière leur uniforme? Vous voulez comprendre ce qui leur arrive une fois les armes déposées, l’esprit encore embourbé de tout ce quotidien qui leur colle encore longtemps à la peau?  Alors soyez curieux. Suivez Victoire, cette jeune femme solaire, dont l’arrivée dans ce monde d’hommes va bousculer bien des choses. Grandissez avec elle dans ses choix et dans ses renoncements. Laissez-vous surprendre par cet esprit littéraire, cet amour des beaux mots et de la vie qui transparaît tout au long de ce roman. Ce roman ne triche pas, il n’épargne pas son lecteur sur la laideur du monde  ni sur ses couleurs. Il va droit au cœur, à la façon d’un uppercut. La seule différence, c’est qu’une fois la lecture commencée, on en redemande!

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L’énigme Gary selon Laurent Seksik

Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent. Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour

Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent.
Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour

Il me semble qu’on est attiré d’emblée par ce livre si on éprouve de l’intérêt, de la curiosité pour ce grand auteur qu’était Romain Gary. Pour ma part, c’est clairement le cas. Alors comment résister à cette phrase sibylline sur la couverture: « On associe le génie de Gary à sa mère. L’énigme Gary , c’est son père »? Cela se confirmerait donc? Derrière chaque artiste, il y aurait une blessure? Des maux qui poussent à mettre en mots?

Animée par cette interrogation, je me suis jetée dans cette lecture. Passer quelques jours auprès de ce jeune Romain allait donc répondre à ma curiosité. Mais voilà, quand on en attend trop, on a souvent l’impression de ne pas en recevoir assez. La lecture de ce roman est certes agréable mais elle promet plus que ce qu’elle ne donne. On suit le jeune Romain dans le ghetto, on le découvre en proie à un conflit de loyauté. Il aime passionnément sa mère, admire son père mais ne peut pas le dire. Ce dernier est parti , se construit une autre vie près d’une autre femme. Nina, la mère de Roman, apaise sa colère en le décrivant comme un monstre. Chacun de ces protagonistes a un rêve: Roman veut que ses parents forment à nouveau un couple, Arieh souhaite que son fils accepte sa nouvelle vie, Nina veut fuir en France. Il faudra une journée à chacun pour voir sa vie changer de trajectoire. Mais ne vous attendez pas à quelque chose de grandiose. C’est souvent les petits riens qui font les grandes choses, Laurent Seksik nous le montre très habilement.

Alors, paradoxalement, voilà d’où vient ma déception. L’énigme du père n’est pas si grande que cela. Seule la fantasque Nina tire son épingle du jeu. Son personnage, fait de contrastes, n’a pas été sans me rappeler l’atmosphère qui règne dans « Clair de femme ». C’est d’elle finalement dont j’aurais aimé percé l’énigme.

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« La prunelle de ses yeux »: l’incontournable Ingrid Desjours

Gabriel Abramovic a tout perdu en l'espace d'une nuit. La vie qu'il s'était construite à force de sacrifices. Victor, son fils de 17 ans, battu à mort par un inconnu. La vue. Dix ans plus tard, il a appris à tout surmonter. Sa cécité, qu'il n'a pas renoncé à combattre. Sa solitude, qu'il comble en cumulant les conquêtes. Tout. Sauf le deuil de son enfant. Germe alors une idée un peu folle dans sa tête : et si sa guérison passait par la résolution du meurtre de son fils, resté impuni ? Victor était un garçon brillant mais secret, torturé, excessif, curieux. Le genre qu'on peut vouloir réduire au silence de façon radicale. Gabriel décide de partir à la rencontre des dernières personnes qui l'ont côtoyé afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort. Pour le guider dans sa quête sous forme de road trip, il recrute Maya Torres, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer le véritable but de ce voyage. Facile et bien payé, ce travail tombe à point nommé pour la jeune femme aux fins de mois difficiles. Elle devra être son guide, son chauffeur. Ses yeux. Mais qui guide vraiment qui ? Gabriel éveille Maya à une sensualité à laquelle elle avait renoncé depuis longtemps, la fait rire, rougir, fait battre son coeur. Seulement, quand leurs escales la ramènent systématiquement à un secret qu'elle croyait à jamais enterré, Maya commence à douter : Gabriel est-il celui qu'il prétend ? Ne lui a-t-il pas tendu un piège pour l'entraîner vers ses propres ténèbres ?

Gabriel Abramovic a tout perdu en l’espace d’une nuit. La vie qu’il s’était construite à force de sacrifices. Victor, son fils de 17 ans, battu à mort par un inconnu. La vue. Dix ans plus tard, il a appris à tout surmonter. Sa cécité, qu’il n’a pas renoncé à combattre. Sa solitude, qu’il comble en cumulant les conquêtes. Tout. Sauf le deuil de son enfant. Germe alors une idée un peu folle dans sa tête : et si sa guérison passait par la résolution du meurtre de son fils, resté impuni ? Victor était un garçon brillant mais secret, torturé, excessif, curieux. Le genre qu’on peut vouloir réduire au silence de façon radicale. Gabriel décide de partir à la rencontre des dernières personnes qui l’ont côtoyé afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort. Pour le guider dans sa quête sous forme de road trip, il recrute Maya Torres, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer le véritable but de ce voyage. Facile et bien payé, ce travail tombe à point nommé pour la jeune femme aux fins de mois difficiles. Elle devra être son guide, son chauffeur. Ses yeux. Mais qui guide vraiment qui ? Gabriel éveille Maya à une sensualité à laquelle elle avait renoncé depuis longtemps, la fait rire, rougir, fait battre son coeur. Seulement, quand leurs escales la ramènent systématiquement à un secret qu’elle croyait à jamais enterré, Maya commence à douter : Gabriel est-il celui qu’il prétend ? Ne lui a-t-il pas tendu un piège pour l’entraîner vers ses propres ténèbres ?

Pour moi, c’est incontournable, quand Ingrid Desjours publie un nouveau roman, impossible de ne pas le lire. Il faut dire qu’à chaque fois, elle sait susciter l’envie, le désir d’aller toujours plus loin dans la lecture, le coeur haletant, l’envie de savoir plus forte que tout. La difficulté est de toujours continuer à surprendre le lecteur et il n’est pas rare de voir chez certains auteurs quelques répétitions tant dans la forme que dans le contenu au fil de leurs nouvelles publications. Et pourtant Ingrid Desjours échappe à cet écueil, pourtant bien compréhensible. A chaque nouveau livre, un sujet ou une trame de fond différente. Dans « Potens« , elle traque l’élite du pays, celle qui se croit tout permis. Dans « Sa vie dans les yeux d’une poupée« , elle s’attaque à la folie mais aussi à l’enfance blessée. « Tout pour plaire« , lui, visite le thème amplement galvaudé du pervers narcissique en sortant pourtant des lieux communs. « Les fauves » nous plongent dans un sujet d’actualité: la radicalisation et l’embrigadement. « La prunelle de ses yeux » innove avec cette trame de fond sur la cécité de conversion et regroupe à la fois un thème qui semble cher à l’auteur: les relations familiales et les non-dit, les apparences. le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne à merveille. Ingrid Desjours nous fait voyager auprès de Gabriel, aveugle suite à un choc, et de Maya, jeune femme en cavale. Comme à son habitude, elle s’intéresse à la complexité des relations humaines et ne tombe jamais dans le manichéisme. C’est d’ailleurs là que réside la force de son écriture et de son récit. Victimes, coupables, tout n’est pas toujours si clair. La vie est une question de choix et on ne fait pas toujours les bons. A chacun d’en assumer les conséquences…
Vous l’aurez sans doute compris mais une fois de plus je me suis laissée entraîner dans cette histoire tourbillonnante que nous propose l’auteure. A chaque fois, je reste stupéfaite de son habileté à maintenir le lecteur en haleine, tant par la forme du récit que son contenu. Et puis, le plus important pour moi, c’est qu’elle parvient chaque fois à me surprendre. Ingrid Desjours fait résolument partie des incontournables dans son domaine.

 

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« Quand on n’a que l’humour »: une vraie pépite d’or!

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter. Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment. Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage. C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent. Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension. Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer. C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

« Quand on a que l’humour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour… »
Voilà ce qui pourrait résumer ce magnifique livre. Amélie Antoine espère que son lecteur sera touché par ses mots, ses personnages et qu’il restera un petit quelque chose de tout cela une fois le livre fermé. Et bien ce sera mon cas.
Emotion(s), voilà le maître mot que je retiendrais de ces quelques heures passées auprès d’Edouard, ce clown triste et seul qui a fait de sa vie un immense spectacle pour échapper à ses souvenirs d’enfance, à sa culpabilité, jusqu’au jour où il se rend compte que quoi que l’on fasse, on traîne toujours ses bagages avec et derrière soi.
Paternité pourrait bien être le second mot qui me vient à l’esprit pour parler de ce livre. Paternité ou la difficulté d’être un père, d’échapper à son passé, ne plus vouloir reproduire les manques et au final se rendre compte que l’histoire peut se rejouer, même d’une autre façon.
Et enfin, ce troisième mot: humanité. Parce que ce livre en est rempli, dans son sens premier. Etre un homme, une femme, c’est accepter et comprendre que bien souvent chacun fait du mieux qu’il le peut et s’accommode de ce qu’il a reçu ou pas durant son enfance. C’est comprendre qu’on ne peut pas toujours être un bon père ni un bon fils. C’est accepter qu’on ne connaît jamais vraiment totalement les gens qui nous entourent. Et surtout, c’est se dire que pardonner peut être une option autant pour soi que pour l’autre.
Merci Mme Antoine pour ce fabuleux voyage au creux de vos mots.
Un véritable coup de cœur.

A qui conseiller ce livre? A tous ceux qui apprécient notamment l’univers de Jojo Moyes, celui de Cyril Massarotto ou encore d’Agnès Ledig. A tous ceux qui souhaitent se remettre à la lecture tout en douceur mais avec une vraie histoire. A tous ceux qui sont intéressés par les histoires de famille.

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« Tension extrême »…à modérée

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l'intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s'accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l'école et son adjointe issue du "36" affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime. Prix du Quai des Orfèvres 2018

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie !
Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36″ affrontent ensemble un ennemi invisible.
Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.
Prix du Quai des Orfèvres 2018

Mais que faut-il pour faire un prix quai des Orfèvres?

  • Un sujet percutant ? Bon, ça c’est fait. Sylvain Forge s’intéresse à la cyber-criminalité et exploite son sujet en fin connaisseur. C’est précis, bien documenté et ça inquiète suffisamment pour qu’on regarde son téléphone, son GPS ou encore son thermomix connecté d’un nouvel oeil. Et pas du meilleur.
  • Une couverture qui accroche? C’est important le visuel, ça donne envie d’ouvrir un livre qu’on aurait peut-être laissé croupir sur les étagères d’une librairie en temps normal. Là encore, pari réussi. Elle est jolie cette petite fille qui nous regarde d’un air mystérieux. On a envie de savoir qui c’est. On sera récompensé à la lecture mais pas plus que ça tout de même. Elle sera évoquée certes mais bien trop en surface pour moi. Dommage, car cette petite fille elle est pourtant importante. C’est pour ou à cause d’elle que tout se déclenche. Mais voilà, Sylvain Forge ne nous apprend pas à l’aimer. Il accentue le parallèle avec l’intelligence artificielle. Alors on pressent bien des choses mais on ne les ressent pas.
  • Une belle écriture? Certainement. Sylvain Forge fait partie de ces auteurs dont l’écriture est accessible, sans fioriture. Mais bon, pour moi qui suis accro à l’émotion, cela manque de relief, d’intensité.
  • Une intrigue à rebondissement? Sur ce point-là, Sylvain Forge est plus tatillon. Il ne laissera pas son lecteur sur sa faim. Il maintient un bon tempo même si l’angoisse n’est pas à son paroxysme. Bah oui, j’aime les émotions et donc avoir peur quand je lis ou sentir la tension monter en moi. Cette dernière fut donc modérée à défaut d’être extrême.
  • Une bonne couverture médiatique? Indubitablement, ça aide. Ce livre en a bénéficié et c’est tant mieux pour son auteur.

A l’issue de cette lecture, j’en conclus donc que le prix quai des Orfèvres 2018 m’échappe quelque peu au niveau de ces critères d’attribution. Des polars, des thrillers, j’en lis et j’en relis. Cela fait de moi une lectrice exigeante, trop peut-être. A moins que tout cela résulte du fait- bien connu- de tant entendre parler d’un livre en termes élogieux que les attentes ne peuvent être que déçues…A vous de vous faire votre opinion…

A qui conseiller ce livre? A ceux qui lisent un policier de temps en temps et qui n’ont pas de trop nombreux critères de comparaison, à tous ceux qui sont allergiques aux thrillers psychologiques ( là on reste dans le roman policier pur), à ceux qui voudraient commencer à lire des polars en ayant une dose modérée d’adrénaline. A tous les férus ou les curieux de technologie ou à tous ceux qui l’abhorrent, ils auront une bonne raison de le faire!

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« Sous le même toit » ou quand Jojo Moyes confirme son talent…

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles... Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles… Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

Jojo Moyes a décidément le don de raconter des histoires. Et elle possède le talent d’embarquer son lecteur même si celui-ci peut se montrer résistant de prime abord . A l’heure où les romans feel-good prospèrent, où le retour aux bons sentiments et aux jolies valeurs sont sur le devant de la scène, l’exercice devient périlleux pour surprendre le lecteur. Pour ma part, la crainte serait de tomber dans la mièvrerie ou de m’engluer dans la guimauve. Qu’on ne s’y méprenne pas, je n’ai rien contre les bons sentiments mais la nature humaine étant par essence complexe, je ne saurais me contenter d’une version édulcorée de celle-ci dans mes lectures. Alors oui, j’ai eu cette crainte en ouvrant ce livre. Je me suis pourtant rappelée que cette auteure ne m’avait jamais déçue jusqu’ici et j’ai bien eu raison de suivre mon instinct. J’ai aimé ce livre du début à la fin tout simplement parce qu’il raconte la vie, avec ses hauts et ses bas. Il raconte le couple et ce chemin parfois sinueux que celui-ci représente. Il raconte l’amour de la musique mais aussi celui de la nature. Il nous montre nos faiblesses communes mais aussi notre potentiel. Et surtout il nous (ré)apprend que le bonheur se construit et qu’il y a parfois mille façons différentes de l’appréhender, de le convoquer.
Bref, vous l’aurez compris, j’ai été séduite. Parfois, il n’est pas nécessaire d’en faire trop pour toucher juste et cela Jojo Moyes l’a bien compris.

A qui conseiller ce livre? A tous ceux pour qui lire peut s’avérer un exercice complexe, vous serez non seulement séduit par l’écriture mais aussi par l’histoire. A tous ceux qui aiment les histoires où ils peuvent s’identifier aux situations et aux personnages.

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« Ces rêves qu’on piétine »: un récit d’une grande finesse et justesse

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

Elle s’appelle Magda. de ses origines, elle ne veut pas se souvenir. Elle veut le pouvoir, l’admiration, la crainte. Elle épousera la cause du IIIè Reich et un de ses représentants les plus affluents.
Il s’appelle Richard. Il est juif. de camps de déportation à un autre, il n’aspire qu’à une chose: que sa fille, Magda, fasse un geste pour lui et envers lui. Alors il lui écrit des lettres. Il ne sait pas si elles lui parviendront mais il pressent que s’il y a bien une chose qui demeure quand les hommes meurent, ce sont les mots. Freja, Ava et Lee en seront les émissaires.
Sébastien Spitzer, nous livre à travers son roman un morceau de l’Histoire, en s’intéressant à une figure féminine aussi énigmatique que cruelle. Jamais il ne perd son lecteur en l’abreuvant de références historiques. Il y a de la finesse dans son écriture, de la justesse dans son récit .
On ressort bouleversé de cette lecture tant par son contenu que par la qualité de l’écriture. Ce fut pour moi un vrai beau moment de littérature mais également l’opportunité de découvrir plus profondément un autre pan de l’Histoire.

A qui conseiller ce livre? A tous les amateurs d’Histoire, à tous ceux qui veulent apprendre quelque chose tout en s’enivrant de littérature, aux amateurs de beaux et bons mots

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« Alors voilà, les 1001 vies des urgences »: un condensé d’humanité

Alors voilà le récit au quotidien d'un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre. Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l'hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s'enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients...

Alors voilà le récit au quotidien d’un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.
Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients…

Baptiste Beaulieu a du talent. Celui de raconter. Celui surtout de laisser sa part d’humanité s’exprimer. Il a le don de la réconciliation également. A travers son livre, c’est soignants et soignés qui se rencontrent, chacun avec ses failles mais aussi avec sa sensibilité. Il y a ceux qui la cachent et ceux qui la livrent.
Dans un tourbillon d’émotions, Baptiste Beaulieu nous transporte au coeur du service des urgences. Il y raconte le rire, le larme et les drames et l’auto-dérision nécessaire pour ne pas sombrer. Il aime la vie par-dessus tout, lui qui côtoie la mort trop souvent.
Un très beau récit qui se lit très vite et qui laisse une jolie trace, celle de la vie peut-être…

A qui conseiller ce livre? A tous ceux qui doutent  que derrière les blouses blanches se cachent des hommes, à tous ceux qui aiment les récits sans fioritures et qui parlent vrai, à tous ceux qui pensent que la vie se cache partout et qu’elle est belle malgré tout.

 

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« La liste de nos interdits »: quand le « trop » devient l’ennemi du bien

1) Ne pas sortir sans bombe lacrymo  2) Toujours repérer les sorties  3) Toujours avoir un plan de secours  4) Ne jamais se retrouver coincée  5) Ne jamais paniquer...  Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d'un inconnu.  Elles avaient tout prévu. Rédiger une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sur.  Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.  Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.  Dès lors, le cauchemar n'aura plus de fin.

1) Ne pas sortir sans bombe lacrymo
2) Toujours repérer les sorties
3) Toujours avoir un plan de secours
4) Ne jamais se retrouver coincée
5) Ne jamais paniquer…
Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu.
Elles avaient tout prévu. Rédiger une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sur.
Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.
Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.
Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin.

Ce thriller, ça faisait longtemps que je le cherchais. Alors autant vous dire que quand je l’ai trouvé dans ma librairie (enfin!), je n’ai pas hésité une seule seconde. Il faut dire que le thriller psychologique est l’un de mes genres littéraires préférés. Mais voilà, cela fait également de moi une lectrice exigeante. J’attends d’être surprise, emmenée dans des chemins que je ne connais pas.
Le début de la lecture me captive d’emblée.Sarah et Jennifer, deux jeunes femmes éprouvées par un accident de voiture alors qu’elles étaient adolescentes, surmontent leur angoisse de la mort en s’abreuvant de statistiques sur tout ce qui peut potentiellement leur arriver. Pour ce faire, elles ont établies une liste de toutes ces choses susceptibles de leur éviter de prendre des risques inutiles et notamment pour échapper à toute tentative d’enlèvement. Mais voilà, le destin est cruellement facétieux (à moins que ce ne soit les hommes). Il suffira d’une fois pour que tout leur système de protection échoue. Les voilà donc retenues prisonnières avec deux autres jeunes femmes dans une cave, à la merci d’un savant fou qui adore les torturer autant physiquement que psychologiquement. Le décor est planté. On partage la vie des filles dans cet enfer. Et là, déjà, à la lecture, une intuition émerge chez moi. Je n’en dirais pas plus au risque de spoiler.
13 années ont passé. On retrouve Sarah, bien flippée, vivant dans un appartement immaculé dont elle ne sort jamais. Son geôlier est en prison . Mais voilà que sa très relative quiétude va être perturbé par l’annonce d’une demande de libération conditionnelle de son bourreau.

Jim, agent du FBI, souhaite qu’elle vienne témoigner.

Et c’est là que les choses se compliquent pour moi. Sarah, qui refuse tout contact humain, qui fait crise d’angoisses sur crise d’angoisses dès qu’elle s’éloigne de chez elle va partir en quête d’indices pour lever le voile sur toute cette tragédie et pour retrouver Jennifer, qui, elle, n’a apparemment pas eu sa « chance ». Même si l’auteur décrit toute la difficulté que cela représente pour elle, on peut dire que Sarah se relève très vite et se montre même parfois instigatrice de recherches parfois dangereuses. Cela manque de crédibilité pour moi dès cet instant. Si ce thriller exploite à merveille la question de l’emprise psychologique, l’instinct de survie présent en chacun, il manque de la nuance chez les personnages principaux. Et que dire de Christine, autre victime, devenue mère au foyer respectable qui veut rester loin de son passé… Elle se découvre tout à coup intrépide et « sauveuse »…Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre ces nombreux revirements présents chez nos « héroïnes ».
La fin ne m’a qu’à moitié surprise puisque mon intuition du début de lecture s’est partiellement confirmée…
En résumé, si ce thriller respecte les codes essentiels du genre, il ouvre, à mon goût, trop de boîtes de Pandore à la fois sans vraiment laisser au lecteur le temps de la digestion. L’analyse psychologique du psychopathe est relativement fine mais pas celle des personnages principaux. Tout cela me donne l’impression que l’auteur tenait un vrai petit bijou entre ses mains mais qu’à force de vouloir faire monter la pression, il a pris le risque de laisser son lecteur sur sa faim. C’est en tout cas ce qui m’est arrivé.

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« Un bruit de balançoire »: Christian Bobin ou la musique des mots

Pour la première fois, Christian Bobin livre un texte entièrement composé de lettres. Rares et précieuses, elles sont adressées tour à tour à sa mère, à un bol, à un nuage, à un ami, à une sonate. Sous l’ombre de Ryokan, moine japonais du XIXe siècle, l’auteur compose une célébration du simple et du quotidien. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le miracle d’exister. Et d’une page à l’autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

Pour la première fois, Christian Bobin livre un texte entièrement composé de lettres. Rares et précieuses, elles sont adressées tour à tour à sa mère, à un bol, à un nuage, à un ami, à une sonate. Sous l’ombre de Ryokan, moine japonais du XIXe siècle, l’auteur compose une célébration du simple et du quotidien. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le miracle d’exister. Et d’une page à l’autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

Récemment , quelqu’un m’a dit: « Il n’est pas nécessaire de tout comprendre dans un livre pour le trouver beau. ». Cette pensée ne pouvait pas plus correspondre à cette lecture que j’entamais. Christian Bobin, c’est pour moi, avant tout, l’amour des mots, le pouvoir de dire beaucoup sans en faire trop. Ce dernier opus ne fait pas exception. Dans plusieurs lettres qu’il adresse tout à tour à des personnes de son entourage mais aussi à des objets, Christian Bobin célèbre l’amour de la vie, celui des touts petits riens à qui nous devons beaucoup. Très inspiré par le sage Ryokan, il confronte son observation de la vie à celle de ce singulier homme pour qui tout n’est que poésie. La poésie, la musique remplissent toutes ces pages.

Parfois, je me suis perdue. J’ai eu le sentiment que la pensée de l’auteur se déroulait si vite que je n’arrivais pas à en suivre les rouages. Mais qu’importe parce que je me suis laissée aussi dériver au son de la musique des mots. Parce que c’est bien cela dont il s’agit. Les mots se suivent, déroulent une étrange mélodie qui résonne presque à l’oreille. Le beau est souvent invisible pour les yeux, il touche au cœur sans qu’on puisse l’expliquer. Il suffit juste de se laisser aller pour que la magie opère.

Bien sûr, comme à chaque fois que je lis ce grand monsieur, je ne le fais pas sans un crayon et un carnet à portée de main. Il ne s’agirait pas de passer à côté d’une phrase que je pourrais faire mienne à un moment de ma vie. Juste pour le plaisir, je vous en livre quelques unes:

« Je ne crois pas à ce qu’on me dit. Je crois à la façon dont on me le dit. » et enfin cette phrase qui pourrait résumer tant de chose à mes yeux: « La lecture est un billet d’absence, une sortie du monde. ».

Lire Christian Bobin, c’est assurément sortir des sentiers battus, c’est faire un voyage au creux des mots. Qu’importe le sens qu’on y met, pourvu qu’on ait l’ivresse!

A qui conseiller ce livre? Aux lecteurs avertis, à ceux qui ont l’âme littéraire, à ceux qui aiment deviner plutôt que comprendre.

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« De l’intérieur » : plongez au coeur du quotidien de flic sous la plume de Jean-François Pasques

Quelques années après la mort de sa mère qui s'est laissée mourir de chagrin, Victoire découvre dans le grenier les lettres enflammées d'un homme mystérieux. Au fil de la lecture, elle comprend que sa mère a entretenu une relation passionnée avec cet homme, un jeune policier. Persuadée qu'il est son père, Victoire prend alors la décision de devenir policier pour le retrouver. Après de brillantes études en droit et le succès au concours d'officier, c'est en lieutenant de police stagiaire qu'elle débarque au commissariat de Nantes où son père travaille. Sous la coupe d'un capitaine de Police désenchanté, Victoire va découvrir le monde police de l'intérieur. Ce n'est pas la grande police qui fait rêver, celle des médias ou des séries télévisées. Non, là, il s'agit d'une police au plus proche des hommes, la police « des gens » comme ils disent en interne, un monde absurde où bien souvent le policier se transforme en héros Sisyphien du quotidien

Quelques années après la mort de sa mère qui s’est laissée mourir de chagrin, Victoire découvre dans le grenier les lettres enflammées d’un homme mystérieux. Au fil de la lecture, elle comprend que sa mère a entretenu une relation passionnée avec cet homme, un jeune policier. Persuadée qu’il est son père, Victoire prend alors la décision de devenir policier pour le retrouver. Après de brillantes études en droit et le succès au concours d’officier, c’est en lieutenant de police stagiaire qu’elle débarque au commissariat de Nantes où son père travaille. Sous la coupe d’un capitaine de Police désenchanté, Victoire va découvrir le monde de la police de l’intérieur. Ce n’est pas la grande police qui fait rêver, celle des médias ou des séries télévisées. Non, là, il s’agit d’une police au plus proche des hommes, la police « des gens » comme ils disent en interne, un monde absurde où bien souvent le policier se transforme en héros Sisyphien du quotidien

Vous êtes lecteur de polar mais vous en avez assez de suivre les aventures de ces héros cabossés , tellement impressionnants face à des drames tous plus sordides les uns que les autres. Vous avez envie de vrai, d’authenticité, de vous plonger dans le quotidien d’un commissariat de police sans que la réalité soit enjolivée ni déformée au prix du sensationnel. Alors, ce livre est fait pour vous.

« De l’intérieur », ce n’est pas seulement le récit d’une jeune femme en quête d’identité et de vérité sur son histoire de vie. C’est aussi un roman largement inspiré du quotidien de flic, vous savez, ceux que vous croisez au détour d’un chemin, ceux aussi que vous appelez si besoin, ceux vers lesquels on se tourne quand il n’y a plus personne pour entendre. Vous voulez savoir ce qui se passe à l’intérieur d’un commissariat? Vous voulez savoir qui sont ces hommes et ces femmes derrière leur uniforme? Vous voulez comprendre ce qui leur arrive une fois les armes déposées, l’esprit encore embourbé de tout ce quotidien qui leur colle encore longtemps à la peau?  Alors soyez curieux. Suivez Victoire, cette jeune femme solaire, dont l’arrivée dans ce monde d’hommes va bousculer bien des choses. Grandissez avec elle dans ses choix et dans ses renoncements. Laissez-vous surprendre par cet esprit littéraire, cet amour des beaux mots et de la vie qui transparaît tout au long de ce roman. Ce roman ne triche pas, il n’épargne pas son lecteur sur la laideur du monde  ni sur ses couleurs. Il va droit au cœur, à la façon d’un uppercut. La seule différence, c’est qu’une fois la lecture commencée, on en redemande!

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L’énigme Gary selon Laurent Seksik

Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent. Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour

Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent.
Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour

Il me semble qu’on est attiré d’emblée par ce livre si on éprouve de l’intérêt, de la curiosité pour ce grand auteur qu’était Romain Gary. Pour ma part, c’est clairement le cas. Alors comment résister à cette phrase sibylline sur la couverture: « On associe le génie de Gary à sa mère. L’énigme Gary , c’est son père »? Cela se confirmerait donc? Derrière chaque artiste, il y aurait une blessure? Des maux qui poussent à mettre en mots?

Animée par cette interrogation, je me suis jetée dans cette lecture. Passer quelques jours auprès de ce jeune Romain allait donc répondre à ma curiosité. Mais voilà, quand on en attend trop, on a souvent l’impression de ne pas en recevoir assez. La lecture de ce roman est certes agréable mais elle promet plus que ce qu’elle ne donne. On suit le jeune Romain dans le ghetto, on le découvre en proie à un conflit de loyauté. Il aime passionnément sa mère, admire son père mais ne peut pas le dire. Ce dernier est parti , se construit une autre vie près d’une autre femme. Nina, la mère de Roman, apaise sa colère en le décrivant comme un monstre. Chacun de ces protagonistes a un rêve: Roman veut que ses parents forment à nouveau un couple, Arieh souhaite que son fils accepte sa nouvelle vie, Nina veut fuir en France. Il faudra une journée à chacun pour voir sa vie changer de trajectoire. Mais ne vous attendez pas à quelque chose de grandiose. C’est souvent les petits riens qui font les grandes choses, Laurent Seksik nous le montre très habilement.

Alors, paradoxalement, voilà d’où vient ma déception. L’énigme du père n’est pas si grande que cela. Seule la fantasque Nina tire son épingle du jeu. Son personnage, fait de contrastes, n’a pas été sans me rappeler l’atmosphère qui règne dans « Clair de femme ». C’est d’elle finalement dont j’aurais aimé percé l’énigme.

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« La prunelle de ses yeux »: l’incontournable Ingrid Desjours

Gabriel Abramovic a tout perdu en l'espace d'une nuit. La vie qu'il s'était construite à force de sacrifices. Victor, son fils de 17 ans, battu à mort par un inconnu. La vue. Dix ans plus tard, il a appris à tout surmonter. Sa cécité, qu'il n'a pas renoncé à combattre. Sa solitude, qu'il comble en cumulant les conquêtes. Tout. Sauf le deuil de son enfant. Germe alors une idée un peu folle dans sa tête : et si sa guérison passait par la résolution du meurtre de son fils, resté impuni ? Victor était un garçon brillant mais secret, torturé, excessif, curieux. Le genre qu'on peut vouloir réduire au silence de façon radicale. Gabriel décide de partir à la rencontre des dernières personnes qui l'ont côtoyé afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort. Pour le guider dans sa quête sous forme de road trip, il recrute Maya Torres, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer le véritable but de ce voyage. Facile et bien payé, ce travail tombe à point nommé pour la jeune femme aux fins de mois difficiles. Elle devra être son guide, son chauffeur. Ses yeux. Mais qui guide vraiment qui ? Gabriel éveille Maya à une sensualité à laquelle elle avait renoncé depuis longtemps, la fait rire, rougir, fait battre son coeur. Seulement, quand leurs escales la ramènent systématiquement à un secret qu'elle croyait à jamais enterré, Maya commence à douter : Gabriel est-il celui qu'il prétend ? Ne lui a-t-il pas tendu un piège pour l'entraîner vers ses propres ténèbres ?

Gabriel Abramovic a tout perdu en l’espace d’une nuit. La vie qu’il s’était construite à force de sacrifices. Victor, son fils de 17 ans, battu à mort par un inconnu. La vue. Dix ans plus tard, il a appris à tout surmonter. Sa cécité, qu’il n’a pas renoncé à combattre. Sa solitude, qu’il comble en cumulant les conquêtes. Tout. Sauf le deuil de son enfant. Germe alors une idée un peu folle dans sa tête : et si sa guérison passait par la résolution du meurtre de son fils, resté impuni ? Victor était un garçon brillant mais secret, torturé, excessif, curieux. Le genre qu’on peut vouloir réduire au silence de façon radicale. Gabriel décide de partir à la rencontre des dernières personnes qui l’ont côtoyé afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort. Pour le guider dans sa quête sous forme de road trip, il recrute Maya Torres, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer le véritable but de ce voyage. Facile et bien payé, ce travail tombe à point nommé pour la jeune femme aux fins de mois difficiles. Elle devra être son guide, son chauffeur. Ses yeux. Mais qui guide vraiment qui ? Gabriel éveille Maya à une sensualité à laquelle elle avait renoncé depuis longtemps, la fait rire, rougir, fait battre son coeur. Seulement, quand leurs escales la ramènent systématiquement à un secret qu’elle croyait à jamais enterré, Maya commence à douter : Gabriel est-il celui qu’il prétend ? Ne lui a-t-il pas tendu un piège pour l’entraîner vers ses propres ténèbres ?

Pour moi, c’est incontournable, quand Ingrid Desjours publie un nouveau roman, impossible de ne pas le lire. Il faut dire qu’à chaque fois, elle sait susciter l’envie, le désir d’aller toujours plus loin dans la lecture, le coeur haletant, l’envie de savoir plus forte que tout. La difficulté est de toujours continuer à surprendre le lecteur et il n’est pas rare de voir chez certains auteurs quelques répétitions tant dans la forme que dans le contenu au fil de leurs nouvelles publications. Et pourtant Ingrid Desjours échappe à cet écueil, pourtant bien compréhensible. A chaque nouveau livre, un sujet ou une trame de fond différente. Dans « Potens« , elle traque l’élite du pays, celle qui se croit tout permis. Dans « Sa vie dans les yeux d’une poupée« , elle s’attaque à la folie mais aussi à l’enfance blessée. « Tout pour plaire« , lui, visite le thème amplement galvaudé du pervers narcissique en sortant pourtant des lieux communs. « Les fauves » nous plongent dans un sujet d’actualité: la radicalisation et l’embrigadement. « La prunelle de ses yeux » innove avec cette trame de fond sur la cécité de conversion et regroupe à la fois un thème qui semble cher à l’auteur: les relations familiales et les non-dit, les apparences. le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne à merveille. Ingrid Desjours nous fait voyager auprès de Gabriel, aveugle suite à un choc, et de Maya, jeune femme en cavale. Comme à son habitude, elle s’intéresse à la complexité des relations humaines et ne tombe jamais dans le manichéisme. C’est d’ailleurs là que réside la force de son écriture et de son récit. Victimes, coupables, tout n’est pas toujours si clair. La vie est une question de choix et on ne fait pas toujours les bons. A chacun d’en assumer les conséquences…
Vous l’aurez sans doute compris mais une fois de plus je me suis laissée entraîner dans cette histoire tourbillonnante que nous propose l’auteure. A chaque fois, je reste stupéfaite de son habileté à maintenir le lecteur en haleine, tant par la forme du récit que son contenu. Et puis, le plus important pour moi, c’est qu’elle parvient chaque fois à me surprendre. Ingrid Desjours fait résolument partie des incontournables dans son domaine.

 

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« Quand on n’a que l’humour »: une vraie pépite d’or!

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter. Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment. Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage. C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent. Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension. Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer. C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

« Quand on a que l’humour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour… »
Voilà ce qui pourrait résumer ce magnifique livre. Amélie Antoine espère que son lecteur sera touché par ses mots, ses personnages et qu’il restera un petit quelque chose de tout cela une fois le livre fermé. Et bien ce sera mon cas.
Emotion(s), voilà le maître mot que je retiendrais de ces quelques heures passées auprès d’Edouard, ce clown triste et seul qui a fait de sa vie un immense spectacle pour échapper à ses souvenirs d’enfance, à sa culpabilité, jusqu’au jour où il se rend compte que quoi que l’on fasse, on traîne toujours ses bagages avec et derrière soi.
Paternité pourrait bien être le second mot qui me vient à l’esprit pour parler de ce livre. Paternité ou la difficulté d’être un père, d’échapper à son passé, ne plus vouloir reproduire les manques et au final se rendre compte que l’histoire peut se rejouer, même d’une autre façon.
Et enfin, ce troisième mot: humanité. Parce que ce livre en est rempli, dans son sens premier. Etre un homme, une femme, c’est accepter et comprendre que bien souvent chacun fait du mieux qu’il le peut et s’accommode de ce qu’il a reçu ou pas durant son enfance. C’est comprendre qu’on ne peut pas toujours être un bon père ni un bon fils. C’est accepter qu’on ne connaît jamais vraiment totalement les gens qui nous entourent. Et surtout, c’est se dire que pardonner peut être une option autant pour soi que pour l’autre.
Merci Mme Antoine pour ce fabuleux voyage au creux de vos mots.
Un véritable coup de cœur.

A qui conseiller ce livre? A tous ceux qui apprécient notamment l’univers de Jojo Moyes, celui de Cyril Massarotto ou encore d’Agnès Ledig. A tous ceux qui souhaitent se remettre à la lecture tout en douceur mais avec une vraie histoire. A tous ceux qui sont intéressés par les histoires de famille.

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« Tension extrême »…à modérée

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l'intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s'accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l'école et son adjointe issue du "36" affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime. Prix du Quai des Orfèvres 2018

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie !
Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36″ affrontent ensemble un ennemi invisible.
Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.
Prix du Quai des Orfèvres 2018

Mais que faut-il pour faire un prix quai des Orfèvres?

  • Un sujet percutant ? Bon, ça c’est fait. Sylvain Forge s’intéresse à la cyber-criminalité et exploite son sujet en fin connaisseur. C’est précis, bien documenté et ça inquiète suffisamment pour qu’on regarde son téléphone, son GPS ou encore son thermomix connecté d’un nouvel oeil. Et pas du meilleur.
  • Une couverture qui accroche? C’est important le visuel, ça donne envie d’ouvrir un livre qu’on aurait peut-être laissé croupir sur les étagères d’une librairie en temps normal. Là encore, pari réussi. Elle est jolie cette petite fille qui nous regarde d’un air mystérieux. On a envie de savoir qui c’est. On sera récompensé à la lecture mais pas plus que ça tout de même. Elle sera évoquée certes mais bien trop en surface pour moi. Dommage, car cette petite fille elle est pourtant importante. C’est pour ou à cause d’elle que tout se déclenche. Mais voilà, Sylvain Forge ne nous apprend pas à l’aimer. Il accentue le parallèle avec l’intelligence artificielle. Alors on pressent bien des choses mais on ne les ressent pas.
  • Une belle écriture? Certainement. Sylvain Forge fait partie de ces auteurs dont l’écriture est accessible, sans fioriture. Mais bon, pour moi qui suis accro à l’émotion, cela manque de relief, d’intensité.
  • Une intrigue à rebondissement? Sur ce point-là, Sylvain Forge est plus tatillon. Il ne laissera pas son lecteur sur sa faim. Il maintient un bon tempo même si l’angoisse n’est pas à son paroxysme. Bah oui, j’aime les émotions et donc avoir peur quand je lis ou sentir la tension monter en moi. Cette dernière fut donc modérée à défaut d’être extrême.
  • Une bonne couverture médiatique? Indubitablement, ça aide. Ce livre en a bénéficié et c’est tant mieux pour son auteur.

A l’issue de cette lecture, j’en conclus donc que le prix quai des Orfèvres 2018 m’échappe quelque peu au niveau de ces critères d’attribution. Des polars, des thrillers, j’en lis et j’en relis. Cela fait de moi une lectrice exigeante, trop peut-être. A moins que tout cela résulte du fait- bien connu- de tant entendre parler d’un livre en termes élogieux que les attentes ne peuvent être que déçues…A vous de vous faire votre opinion…

A qui conseiller ce livre? A ceux qui lisent un policier de temps en temps et qui n’ont pas de trop nombreux critères de comparaison, à tous ceux qui sont allergiques aux thrillers psychologiques ( là on reste dans le roman policier pur), à ceux qui voudraient commencer à lire des polars en ayant une dose modérée d’adrénaline. A tous les férus ou les curieux de technologie ou à tous ceux qui l’abhorrent, ils auront une bonne raison de le faire!

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« Sous le même toit » ou quand Jojo Moyes confirme son talent…

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles... Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles… Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

Jojo Moyes a décidément le don de raconter des histoires. Et elle possède le talent d’embarquer son lecteur même si celui-ci peut se montrer résistant de prime abord . A l’heure où les romans feel-good prospèrent, où le retour aux bons sentiments et aux jolies valeurs sont sur le devant de la scène, l’exercice devient périlleux pour surprendre le lecteur. Pour ma part, la crainte serait de tomber dans la mièvrerie ou de m’engluer dans la guimauve. Qu’on ne s’y méprenne pas, je n’ai rien contre les bons sentiments mais la nature humaine étant par essence complexe, je ne saurais me contenter d’une version édulcorée de celle-ci dans mes lectures. Alors oui, j’ai eu cette crainte en ouvrant ce livre. Je me suis pourtant rappelée que cette auteure ne m’avait jamais déçue jusqu’ici et j’ai bien eu raison de suivre mon instinct. J’ai aimé ce livre du début à la fin tout simplement parce qu’il raconte la vie, avec ses hauts et ses bas. Il raconte le couple et ce chemin parfois sinueux que celui-ci représente. Il raconte l’amour de la musique mais aussi celui de la nature. Il nous montre nos faiblesses communes mais aussi notre potentiel. Et surtout il nous (ré)apprend que le bonheur se construit et qu’il y a parfois mille façons différentes de l’appréhender, de le convoquer.
Bref, vous l’aurez compris, j’ai été séduite. Parfois, il n’est pas nécessaire d’en faire trop pour toucher juste et cela Jojo Moyes l’a bien compris.

A qui conseiller ce livre? A tous ceux pour qui lire peut s’avérer un exercice complexe, vous serez non seulement séduit par l’écriture mais aussi par l’histoire. A tous ceux qui aiment les histoires où ils peuvent s’identifier aux situations et aux personnages.

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« Ces rêves qu’on piétine »: un récit d’une grande finesse et justesse

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

Elle s’appelle Magda. de ses origines, elle ne veut pas se souvenir. Elle veut le pouvoir, l’admiration, la crainte. Elle épousera la cause du IIIè Reich et un de ses représentants les plus affluents.
Il s’appelle Richard. Il est juif. de camps de déportation à un autre, il n’aspire qu’à une chose: que sa fille, Magda, fasse un geste pour lui et envers lui. Alors il lui écrit des lettres. Il ne sait pas si elles lui parviendront mais il pressent que s’il y a bien une chose qui demeure quand les hommes meurent, ce sont les mots. Freja, Ava et Lee en seront les émissaires.
Sébastien Spitzer, nous livre à travers son roman un morceau de l’Histoire, en s’intéressant à une figure féminine aussi énigmatique que cruelle. Jamais il ne perd son lecteur en l’abreuvant de références historiques. Il y a de la finesse dans son écriture, de la justesse dans son récit .
On ressort bouleversé de cette lecture tant par son contenu que par la qualité de l’écriture. Ce fut pour moi un vrai beau moment de littérature mais également l’opportunité de découvrir plus profondément un autre pan de l’Histoire.

A qui conseiller ce livre? A tous les amateurs d’Histoire, à tous ceux qui veulent apprendre quelque chose tout en s’enivrant de littérature, aux amateurs de beaux et bons mots

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« Alors voilà, les 1001 vies des urgences »: un condensé d’humanité

Alors voilà le récit au quotidien d'un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre. Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l'hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s'enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients...

Alors voilà le récit au quotidien d’un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.
Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients…

Baptiste Beaulieu a du talent. Celui de raconter. Celui surtout de laisser sa part d’humanité s’exprimer. Il a le don de la réconciliation également. A travers son livre, c’est soignants et soignés qui se rencontrent, chacun avec ses failles mais aussi avec sa sensibilité. Il y a ceux qui la cachent et ceux qui la livrent.
Dans un tourbillon d’émotions, Baptiste Beaulieu nous transporte au coeur du service des urgences. Il y raconte le rire, le larme et les drames et l’auto-dérision nécessaire pour ne pas sombrer. Il aime la vie par-dessus tout, lui qui côtoie la mort trop souvent.
Un très beau récit qui se lit très vite et qui laisse une jolie trace, celle de la vie peut-être…

A qui conseiller ce livre? A tous ceux qui doutent  que derrière les blouses blanches se cachent des hommes, à tous ceux qui aiment les récits sans fioritures et qui parlent vrai, à tous ceux qui pensent que la vie se cache partout et qu’elle est belle malgré tout.

 

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