« Promenez-vous dans les bois » de Ruth Ware: les comptines sont parfois cruelles…

11 avril 2018

policier/thriller

promenez_vous

L’histoire: Dans la nuit noire du Northumberland, derrière la façade de verre d’une maison isolée, l’enterrement de vie de jeune fille bat son plein. Ils sont cinq autour de la table basse, imbibés d’alcool. La séance de spiritisme va débuter.Mais derrière les sourires convenus, Nora peine à cacher son malaise, tandis qu’une cascade de questions lui torture le cerveau. Que fait-elle là ? Pourquoi a-t-elle été invitée ? Et sur tout, pourquoi a-t-elle accepté de venir ? Voilà dix ans qu’elle n’a pas vu Clare, la reine de la fête, son ex-meilleure amie du lycée. Dix ans de non-dits, de rancune et de souffrance. Comment faire comme si de rien n’était ?Dans la nuit noire du Northumberland, il n’y a pas que la lune blafarde au-dessus des cimes sombres. Il n’y a pas que le silence angoissant de la forêt. Il y a aussi le fusil sur la cheminée.Quelques heures plus tard, Nora émerge du coma à l’hôpital, couverte d’ecchymoses et de sang. Un policier,devant sa porte, parle de meurtre à voix basse. Quel meurtre ? Elle a beau faire appel à sa mémoire, aucun souvenir ne lui revient, c’est le néant. Mais que s’est-il passé ?La vérité se trouve au fond de ces bois, au fond de ces pages.

Mon avis: Ce qui m’a d’abord attiré dans ce livre, c’est la couverture. Toute en relief, l’alternance du noir et de l’argent et le sous-titre « Promenez-vous dans les bois…pendant que vous êtes encore en vie« . Tout de suite, ça sonne comme un film. Puis je découvre la quatrième de couverture et il n’en faut pas plus pour que je me décide à le lire. On nous promet un huis-clos, une atmosphère proche des « Dix petits nègres » et j’adore ça!
Nora est invitée à l’enterrement de vie de jeune fille de Clare, son ex-meilleure amie, qu’elle n’a pas revu depuis 10 ans. Tout d’abord tentée de refuser, elle finit par accepter sous l’influence de la nouvelle meilleure amie de Clare. Il faut dire que Nora a quelques comptes à régler avec son passé même si elle s’en défend, préférant vivre repliée sur elle-même. Mais la curiosité est plus forte que tout. Arrivée sur le lieu des festivités avec son amie Nina, elles découvrent une grande maison en verre perdue au milieu des bois où les attendent les amis de la mariée. Il y a d’abord Flo, l’organisatrice, témoin de la mariée , bien trop sous le jougs de Clare et qui n’a que pour objectif de faire plaisir à son amie, et qui d’emblée se montre très instable. Il y a Tom, l’ami gay, trop sûr de lui et à la langue bien acérée et puis Mélanie, la jeune mère de famille, qui se demande pourquoi elle a atterri là. Ajoutez à cela, une maison où l’on peut être vu sans le voir, un réseau téléphonique quasi-inexistant et le décor est planté. Certes, le scénario est un peu convenu. Oui l’auteur joue sur la facilité du genre. Oui, on pourrait se croire dans une parodie de « Souviens-toi l’été dernier » à l’ambiance « Scream » (en beaucoup beaucoup moins sanglant) mais force est de constater que ça marche! Je n’ai pas pu lâcher ce livre. L’envie était toujours plus forte de savoir ce qui c’était passé dans cette maison puisque le roman débute sur l’hospitalisation de Nora suite à un accident. C’est à travers sa mémoire ou plutôt son amnésie qu’elle tente de donner un sens à cette histoire. Nous découvrons donc en même temps qu’elle les indices, les fausses pistes aussi, qui amèneront à la mort d’un des convives. Bref, je me suis régalée! C’est un thriller qui remplit bien sa fonction et qui mérite qu’on s’y attarde.

A qui conseiller ce livre? A ceux qui veulent débuter en thriller, les connaisseurs exigeants en demanderont plus. A ceux qui aiment les huis-clos. A ceux qui pensent que la jeunesse ne s’oublie jamais. A ceux qui aiment les jolies couvertures de livre et frissonner sans jamais trop paniquer.

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